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Lettre aux amis de Sophia Polis - Octobre 2022

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Souviens-toi!

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Lettre aux amis de Sophia Polis - Avril 2022

Mes chers amis,

Les résultats de la présidentielle sont désormais connus et notre réaction est unanime. Cependant, nous ne devons, en aucun cas céder au désespoir et au fatalisme. D’ailleurs, une remise en perspective de nos engagements peut nous y aider. En effet, notre constat du déclin de la France et de l’Occident n’est pas nouveau. Notre constat d’impuissance à peser sur les décisions gouvernementales non plus. Alors, pourquoi accabler le sort ?

C’est forts de ce constat que quatre amis ont fondé Sophia Polis en 2019. C’est forts de ce même constat que vous êtes aujourd’hui nombreux à vous êtes engagés à nos côtés. Nous avons décidé de peser là où notre action peut avoir un impact ; un impact réel que nous constatons dans le cadre de nos multiples actions. Certes, la société continue de sombrer, mais une chose très importante est à souligner : nos initiatives continuent d’accroître leur rayonnement, un réseau de communautés enracinées se développe sur tout le pays et nous touchons chaque jour de nouvelles personnes. Nous savons aujourd’hui encore mieux qu’hier que nos engagements du quotidien ne sont pas vains, bien au contraire: ils sont nos dernières armes. Alors, ne désespérons pas, mais à l’inverse, sachons faire de cette déception réelle une arme. Qu’elle soit un moteur supplémentaire à nos actions et qu’elle se transforme en détermination et en envie de s’engager toujours plus pour l’enracinement.

Chers amis, poursuivons ce que nous avons commencé ; l’œuvre est belle et grande et ses fruits le sont tout autant. Je vous souhaite sincèrement du courage pour les temps à venir et pour le combat qui nous oppose à la société. Rappelons-nous toujours que nous ne sommes pas seuls !

Mes chers amis, soyez convaincus que nous vaincrons !

Et surtout surtout : vive la France !?

Guillaume Poliste

PS : Et en ce lundi saint, rappelons-nous que la crucifixion n’est que le prélude à la résurrection ! Je vous souhaite une belle montée vers Pâques !

Lettre aux amis de Sophia Polis - septembre 2021

Chers amis et sympathisants de Sophia Polis,


L'université d'été, grand moment annuel pour l'association, fut cette année encore un véritable succès. Nous avons atteint pour la première fois les capacités maximales d’accueil, ce qui nous amène à réfléchir dès à présent à de nombreux points relatifs à la formation que l'on vous propose : sa qualité, la formation de nos cadres, l'accroissement de l'impact de Sophia Polis... et bien d'autres points encore !

Vous avez pour la plupart d'entre vous repris vos activités professionnelles, scolaires et universitaires... C'est le retour pour beaucoup d'entre nous dans ces fameux amphithéâtres, lieu d'émancipation, d’épanouissement, de mixité, d'ouverture sur le monde...Vous aurez compris le fond de ma pensée. Il s'agit de toute évidence de « centres d'incubation et de conditionnement ». (Huxley) Pour tous, le retour à la vie en société...

Émerge pour nous, étudiants ou professionnels, ce sentiment désagréable de solitude, de profonde différence, de divergence par le simple fait de ne rentrer dans aucune case ; ni celle de l'athéisme, ni celle des vaccinés, ni celle des homosexuels ou transgenres, ni celle des immigrationnistes, ni encore celle des terroristes du climat ou des écolos-bobos hors sol et cætera, aucune... !

Nous avons été classés dans la catégorie « paria » selon l'expression de Xavier Eman, celle des « fouteurs de merde » selon de nombreux universitaires bien dans le mouvement. Mais devons-nous laisser ces sentiments désagréables nous ronger ? Sont-ils justifiés ? Doit-on se soucier des regards et des états d’âmes de nos congénères, si tenté qu'ils manifestent une véritable hostilité envers nous. Sommes-nous véritablement seuls ?

Si oui, (mais c'est non) sommes-nous vraiment les seuls à être seul ?

La société de marché a sacrifié depuis de nombreuses décennies les communautés organiques traditionnelles où l’intérêt commun primait sur l’intérêt individuel. Dans ces travaux portant sur les communautés traditionnelles, Louis Dumont a mis en avant les liens unissant chacun au corps social au travers de statuts protégés.

L'exemple du corporatisme que nous avons étudié lors de notre université d’été illustre parfaitement cela.

La modernité libérale, quant à elle, a effacé les statuts ne laissant subsister que des individus. Ainsi les communautés ont cédé leurs places à la société selon la nomenclature de Ferdinand Tönnies. L’intérêt personnel caractérisé par l’interaction marchande fonde désormais l'ordre social.

Cette évolution a eu pour conséquence, l'isolement des individus, du fait du nouveau cadre d'interaction, borné aux échanges marchands et à la préoccupation égoïste de chacun pour ses propres intérêts. Edward Palmer Thompson a montré que le morcellement des communautés rurales, caractérisé par le déracinement et la perte des particularismes propres à la vie communautaire, a profondément affecté les populations concernées.

De la même manière Guillaume Travers nous avertit sur la perte de « ce qui a de la valeur mais n'a pas de prix ». Ces particularismes faisaient l’intensité et la richesse de la vie communautaire. Aujourd'hui, le résultat en est la transformation de notre aire civilisationnelle ; l'Occident. Edward Limonov parle du « grand hospice occidental ». Alain de Benoist, parle plus directement de « l’hospice psychiatrique » !

Effectivement, nous constatons très clairement une augmentation du nombre de suicides, des cas d’exclusion, de consommation d'antidépresseurs, de drogue et autres addictions... Ainsi, « la perte de sens, consécutive à la dissolution des sociétés traditionnelles, joue un rôle considérable dans le mal-être contemporain » pour reprendre G. Travers.

De là, s'il est vrai que beaucoup manifestent une profonde hostilité envers les divergents, il est vain de se morfondre en s’imaginant que nous sommes seuls contre tous.

Nous sommes face à une population malade. Leur mal être est profond, et leurs propres sentiments de solitude sont incomparables avec nos ressentiments du quotidien. Par le simple fait que nous soyons d'une manière ou d'une autre enracinés, nous sommes incomparablement plus comblés, car notre vie a un sens. A la question de l'hostilité, je répondrais à la manière du code pénal (art 122-1) concernant les infractions de grand déséquilibré, ainsi « n'est pas responsable la personne atteinte de trouble psychique ».

D’ailleurs, lorsque l'on fait abstraction des circonstances qui affectent nos congénères, nous réalisons que les durs, les activistes du mouvement ne sont pas si nombreux. En parlant avec plusieurs personnes, il m'est arrivé d'entendre dans le cadre de discussions qu’« il est difficile de penser et de chercher à comprendre ».

Hostilité ? Non, seulement une profonde errance dans le flou artificiel engendré par la société, marque du mal-être contemporain consécutif au déracinement.

Mais, s'il est vrai que tous sont seuls et que beaucoup ne sont pas nuisibles, il ne faut pas oublier nos idéologues, ceux qui contribuent au quotidien à répandre le doute, la peur, parvenant parfois à engendrer la conviction...

Ainsi je n'aurai pas de mépris pour les uns, bien que de la peine, il en est bien autrement pour les seconds.

Comme je viens de le dire, la formation doit nécessairement préluder à l'action, ainsi, pour ne laisser aucune bonne volonté sur notre chemin, nos membres donneront toute au long de l'année des conférences, là où vous nous aurez aidés à organiser ces moments de rencontre et de formation. N'hésitez donc pas à prendre contact avec nous.

Ce cycle de conférences s'initiera à Clermont-Ferrand durant le mois d'octobre avec comme thème : « la formation, prélude à l'action ». Il se poursuivra à Rome à la fin du même mois.

Le calendrier de ces formations sera largement diffusé. Nous attendons vos appels afin de compléter l'agenda.

La formation et les projets que propose Sophia Polis ont un coût. Nous avons donc besoin de votre aide et de celle de vos proches. Vous avez la possibilité de faire un don à Sophia Polis. Celui-ci peut être isolé ou mensuel.

Faire un don via notre site internet, c'est facile et rapide : 1° allez sur : sophia-polis.fr 2° rubrique : « faire un don ». D'ailleurs, nous avons désormais la possibilité d'émettre des reçus fiscaux !

Nous vous remercions par avance pour votre générosité, puisque c'est sur vos dons que Sophia Polis repose et également sur l'engagement et l'investissement de bénévoles de plus en plus nombreux, que je tiens ici, à remercier.

Je vous souhaite du « COURAGE » pour citer notre ami François Bousquet !

Chers amis, soyons un rempart face à la tourmente !

Guillaume Poliste, président de Sophia Polis